... et je sais que tu ne dors pas. Comment ne pas m'inquiéter, tu me dis que tu ne manges pas et que tu dors 4 heures par nuit... et je ne suis même pas là... Je n'ai pas envie de dormir non plus. Les chats, qui ont passé la soirée somnolents sur mes genoux, ont décidé de se lancer dans une course poursuite infernale. Sûrement parce que minuit approche... Ici, quand je te vois te blottir dans mes bras, encore ensommeillé, je sais que tu m'aimes car tu souris à chaque fois... dans ces moments où on ne sait pas mentir... Le week end passe trop vite... une demi journée à se tourner vaguement autour quand on se retrouve, un peu timides, et le reste à se dire qu'on va de nouveau être séparés, alors à quoi bon? Profite, profite: oui mais de quoi? de quelqu'un qui demain sera parti... Carpe Diem, jolie utopie! nous sommes fait pour attendre une échéance ou regretter le passé! L'instant présent n'est jamais que quelque chose qui est déjà parti le temps de le penser... Je pensais que le mal être venait de ton absence, mais pas que: je n'arrive plus à supporter mon travail. Il suffit qu'un logiciel plante ou qu'un client râle (habituel ...) pour me mettre hors de moi. Sans doute parce que je sais que personne ne m'attend à part 3 chats hystériques et/ou endormis... et je ne trouve aucun réconfort à rentrer chez moi. Essayer de l'éviter en sortant tous les soirs, ça a marché la première semaine pleine de gens compatissants (au moins un différent chaque soir!), mais ensuite il y a eu la grève... Coincée chez moi pour être sûre de pouvoir y dormir. Maintenant que cette grève est finie, je ne suis plus à la mode, c'est moins rigolo de me plaindre parce que quand même, ça va quoi, ça fait un mois qu'il est parti! c'est pas comme si il était mort! Non, c'est sur. Et c'est pour la bonne cause comme on dit. Pour un avenir meilleur... Alors que le passé me convenait à moi! Un peu perdue dans cette grande ville impersonnelle où je ne connais pas tant de monde que ça, où tout le monde est tellement occupé par ses propres névroses stressées, je me prends au jeu. Vite, le métro, vite, deux clopes à la pause, vitevitevite le train... sans y croire vraiment. J'aurais envie de sourire à tout le monde, j'essaye de communiquer avec les gens, par exemple la SNCF girl qui m'a venu mon billet pour Nancy, Noël en famille... Elle n'attendait que de finir son travail pour sauter dans le train qui la vomirait pas loin de chez elle... du coup pas vraiment réceptive aux besoin de communication d'une névrosée bavarde... Frustration assouvie ici même, monologue habituel de mes soirées. Pathétique... Essaye de te reposer un peu quand même Et j'en ferai autant.
|